Nous sélectionnons chaque jour une dizaine de news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :
• le fonctionnement général des marchés financiers, selon les produits et les régions du monde (et principalement en France, Europe et USA) ;
• la réglementation des activités financières, principalement en France, Europe et USA ;
• les tendances économiques et financières fondamentales qui permettent déjà de « voir » l’avenir économique et financier du monde.

Le Time Magazine a publié un article sur le thème des terrains agricoles : une nouvelle bulle immobilière ?
L'opinion publique américaine est, pour des raisons évidentes, un peu frileuse quand il s'agit de bulles d'actifs. Depuis la crise financière, les observateurs du marché se sont inquiétés de bulles dans le marché boursier, pour la dette à haut rendement, et même pour le renflouement de la bulle immobilière. La dernière classe d'actifs à recevoir une attention et qui inquiète des décideurs ? les terrres agricoles.
Les prix des terres agricoles des États-Unis ont doublé au cours de la dernière décennie et sont en voie d'augmenter de plus de 10% cette année encore, même dans des marchés céréaliers pas au plus hauts de leur forme.
La principale force qui a été le moteur des augmentations des prix des terres agricoles est la hausse continue des prix des matières premières agricoles sur le marché haussier. Mais selon le dernier rapport du FT, ces derniers temps, les "grands investisseurs" ont été tremper leurs orteils dans le marché des terres agricoles dans le but de profiter des bénéfices élevés de l'agriculture et comme une couverture contre l'inflation.
En Iowa, plus gros État producteur de maïs du pays, les prix du foncier agricole ont bondi de 24 % en 2012 et de 63 % sur les trois dernières années, selon une étude de l'Iowa State University. L'emballement des cours des produits agricoles l'été dernier a compensé en partie les pertes dues à la sécheresse, qui touche encore 53 % du territoire américain.
Les assurances ont joué leur rôle, remboursant le montant record de 14,7 milliards de dollars aux cultivateurs. Résultat : les profits du secteur ont seulement baissé de 3 % par rapport à 2011, restant aux niveaux les plus élevés observés depuis 30 ans. Et ils devraient augmenter de 14 % cette année, prévoit le gouvernement américain.
« Les agriculteurs ont de l'argent à dépenser et, vu les taux d'intérêt très bas, la meilleure façon pour eux d'investir est d'acheter encore plus de terrain pour augmenter leur rentabilité », avance Lyle Hansen, agent immobilier à Audubon, une bourgade de l'ouest de l'Iowa.
Résumé :
The American public is, for obvious reasons, a bit gun-shy when it comes to asset bubbles. Ever since the financial crisis, market watchers have worried about bubbles in the stock market, in high yield debt, and even the reinflation of the real estate bubble. The latest asset class to receive worried attention from policy makers? Farmland.
That’s right, according to The Financial Times prices on U.S. farmland have doubled over the past decade, and are on pace to rise more than 10% again this year, even in the face of weaker grain markets of late. The main force that has been driving the increases in farmland prices has been a steady bull market in agricultural commodity prices. But according to the FT report, lately “big investors” have been dipping their toes into the farmland market in an attempt to take advantage of high agriculture profits and as a hedge against inflation.
Mots-clés : Bulle spéculative

L'Organisation de coopération et de développement économiques a publié une nouvelle étude sur le thème de la recherche, des brevets et de la croissance économique.
Ce document utilise un panel de techniques de régression afin d'évaluer les déterminants politiques de l'activité d'innovation du secteur privé - mandatées par les dépenses de R et D et le nombre de nouveaux brevets - dans 19 pays de l'OCDE.
La relation entre les indicateurs d'innovation et de productivité multifactorielle est également examinée avec une attention particulière sur le rôle des politiques publiques qui influencent les rendements des nouvelles connaissances.
Les résultats établissent un lien empirique entre la R et D et les brevets, ainsi qu'entre les mesures de l'intensité de l'innovation et la croissance de la PMF.
Les politiques d'innovation spécifiques telles que des incitations fiscales pour la R et D, le soutien direct de l'État et les droits de brevet sont jugés comme étant des facteurs qui encouragent les activités innovantes liées à la croissance de la productivité. Toutefois, les preuves empiriques directes des effets positifs de ces politiques sur la productivité sont plus rares
Résumé :
This paper uses panel regression techniques to assess the policy determinants of private sector innovative activity – proxied by R&D expenditure and the number of new patents – across 19 OECD countries. The relationship between innovation indicators and multifactor productivity (MFP) growth is also examined with a particular focus on the role of public policies in influencing the returns to new knowledge. The results establish an empirical link between R&D and patenting, as well as between these measures of innovation intensity and MFP growth. Innovation-specific policies such as R&D tax incentives, direct government support and patent rights are found to be successful in encouraging the innovative activities associated with higher productivity growth. However, direct empirical evidence of the positive effects of these policies on productivity is less forthcoming. A pervasive theme from the analysis is the importance of coupling policies aimed at encouraging innovation or technological adoption with well designed framework policies that allow knowledge spillovers to proliferate. In particular, the settings of framework policies relating to product market regulation, openness to trade and debtor protection in bankruptcy provisions are found to be important for the diffusion of new technologies.

Le site project-syndicate.org a publié l'article d'Ashoka Mody, un ancien chef de mission pour l'Allemagne et l'Irlande au Fonds monétaire international, sur le thème de l'interprétation erronée de l'économie mondiale.
En avril 2010, le Fonds monétaire international a publié un document détaillant ses perspectives de l'économie mondiale. Ce dernier a offert une évaluation optimiste de l'économie mondiale, décrivant une reprise à plusieurs vitesses et assez solide pour supporter environ 4,5% de croissance annuelle du PIB pour l'avenir prévisible - un rythme plus élevé que pendant les années de bulle de période 2000-2007. Mais, depuis lors, le FMI a constamment baissé ses projections économiques. En effet, le taux de croissance du PIB prévu cette année de 3,3% - qui a été revu à la baisse dans la plus récente WEO - ne sera probablement pas atteint.
Cet optimisme persistant reflète une grave erreur de diagnostic des troubles de l'économie mondiale. Plus particulièrement, les prévisions économiques ont largement sous-estimé la gravité de la crise en zone euro, ainsi que son impact sur le reste du monde et les perspectives de reprise continuent de dépendre des économies émergentes, même si elles connaissent un fort ralentissement.
L'article est intitulé "Misreading the Global Economy".
Résumé :
In April 2010, the International Monetary Fund’s World Economic Outlook offered an optimistic assessment of the global economy, describing a multi-speed recovery strong enough to support roughly 4.5% annual GDP growth for the foreseeable future – a higher pace than during the bubble years of 2000-2007. But, since then, the IMF has steadily pared its economic projections. Indeed, this year’s expected GDP growth rate of 3.3% – which was revised downward in the most recent WEO – will probably not be met.
Persistent optimism reflects a serious misdiagnosis of the global economy’s troubles. Most notably, economic projections have vastly underestimated the severity of the eurozone crisis, as well as its impact on the rest of the world. And recovery prospects continue to depend on the emerging economies, even as they experience a sharp slowdown. The WEO’s prediction of a strengthening recovery this year continues the misdiagnosis.
European Central Bank President Mario Draghi’s announcement last summer that the ECB would do “whatever it takes” to preserve the euro reassured financial markets. But, as pressure from financial markets has eased, so has European leaders’ incentive to address problems with the eurozone’s underlying economic and political dynamics. Easy ECB liquidity is now sustaining a vast swath of Europe’s banking system.

La Conference Board du Canada a publié un communiqué de presse dans lequel elle détaille les chiffres de son indice de confiance des consommateurs pour le mois de mai 2013.
L'indice mensuel de confiance des consommateurs est construit à partir des réponses à quatre questions sur les attitudes posées à un échantillon aléatoire de ménages canadiens.
L'indice de confiance des consommateurs a augmenté de 5,1 points à 80,7 (2002 = 100) ce mois-ci, suffisamment pour effacer la baisse du mois dernier.
Pourtant, cela laisse l'indice bien en dessous de sa valeur de base de 100, ce qui indique que la confiance est encore faible par rapport aux normes historiques.
Résumé :
The monthly Index of Consumer Confidence is constructed from responses to four attitudinal questions posed to a random sample of Canadian households.
Document Highlights
The Index of Consumer Confidence rose 5.1 points to 80.7 (2002 = 100) this month, more than enough to wipe out last month’s decline. Still, that leaves the index well below its base value of 100, indicating that confidence is still low by historical standards.


La Securities and Exchange Commission, l'Autorité de marché des États-Unis, a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce la mise en cause des services "actionnaires" de Rockville, un proxy adviser Institutional Shareholder Services pour ne pas respecté la confidentialité des votes.
Selon une enquête menée par la SEC, un employé de l'Institutional Shareholder Services aurait fourni une sollicitation de procuration et des informations non publiques révélant comment plus de 100 clients ISS votaient.
En échange de ces renseignements, le défendeur obtenait des repas gratuits, des billets VIP pour des concerts, des événements sportifs et enfin des billets d'avion.
Pour avoir omis de protéger ces renseignements confidentiels, ISS, qui est enregistré auprès de la SEC en tant que conseiller en investissement, a accepté de régler une amende dont le montant s'élève à 300 000 dollars.
Résumé :
The Securities and Exchange Commission today charged charged Rockville, Md.-based proxy adviser Institutional Shareholder Services (ISS) for failing to safeguard the confidential proxy voting information of clients participating in a number of significant proxy contests.
An SEC investigation found that an employee at ISS provided a proxy solicitor with material, nonpublic information revealing how more than 100 ISS institutional shareholder advisory clients were voting their proxy ballots. In exchange for voting information, the proxy solicitor provided the ISS employee with meals, expensive tickets to concerts and sporting events, and an airline ticket. The breach was made possible in part because ISS lacked sufficient controls over employee access to confidential client vote information, as this employee gathered the data by logging into the ISS voting website from home or work and using his personal e-mail account to communicate details to the proxy solicitor. The employee no longer works at ISS.
ISS, which is registered with the SEC as an investment adviser, agreed to settle the charges by paying $300,000 and retaining an independent compliance consultant.

L'Autorité européenne des Marchés Financiers a publié la mise à jour de sa FAQ sur les prospectus.
La Directive 2003/71/CE du Parlement européen et du Conseil du 4 novembre 2003 a pour objet l'harmonisation des exigences relatives à l'établissement, à l'approbation et à la diffusion du prospectus à publier en cas d'offre au public de valeurs mobilières ou en vue de l'admission de ces valeurs mobilières à la négociation sur un marché réglementé situé ou opérant sur le territoire d'un État membre.
Ce texte prévoit des règles permettant aux sociétés de lever, plus aisément et à moindre coût, des capitaux dans toute l'Union européenne (UE), sur la base de l'aval donné par l'autorité réglementaire d'un unique État membre («autorité compétente de l'État membre d'origine»). Il renforce la protection offerte aux investisseurs en assurant que tous les prospectus, d'où qu’ils soient émis dans l'UE, leur fournissent l'information claire et complète dont ils ont besoin pour prendre leurs décisions. La Directive Prospectus 2003/71/CE et le règlement de la Commission sur les prospectus (CE No809/2004) sont entrés en vigueur le 1er juillet 2005.
Ce faisant, l'intention est d'aider les entreprises à éviter les retards et les coûts inhérents à tout processus de ré-application impliquerait.
La nouvelle législation a également cherché à assurer aux investisseurs qu'ils aient accès à une information plus cohérente et normalisée qui leur permette de comparer plus efficacement les différentes offres disponibles provenant d'un grand nombre d'entreprises européennes.
L'un des objectifs de l'ESMA est de favoriser la convergence des pratiques prudentielles à travers la promotion d'approches et pratiques prudentielles communes.
The Prospectus Directive 2003/71/EC (PD) and the Commission Regulation on Prospectuses (EC No809/2004) became effective on 1 July 2005. The Prospectus Directive and accompanying Regulation establish a harmonised format for prospectuses in Europe and allow companies to use the same prospectus prepared for admitting securities to trading on their home market to admit securities to any number of further European markets without having to re-apply for approval from the local regulator.
In so doing, the intention is to help companies avoid the inherent delays and cost that any reapplication process would involve.
The new legislation also sought to ensure investors had access to more consistent and standardised information that would enable them to compare more effectively the various securities offers available from a wide number of European companies.
One of ESMA’s objectives is to foster supervisory convergence through promoting common supervisory approaches and practices. ESMA’s predecessor (CESR) produced a series of questions and answers (Q&A), based on questions received through CESR’s PD Q&A mechanism, which reflect common positions agreed by CESR Members. The Q&As were one of the tools used by CESR to elaborate on the provisions of EU legislation and ESMA will continue to play an active role in their development.

Le CME Group, la plus importante société de bourse de contrats à termes du monde, a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce les résultats préliminaires de son assemblée annuelle des actionnaires de 2013.
Lors de la réunion, les actionnaires ont :
Résumé :
"CME Group Inc. (NASDAQ: CME) today announced the preliminary shareholder voting results from its 2013 annual meeting.
At the meeting, shareholders:
Shareholders did not approve the shareholder proposal to implement proxy access.
In addition, the company's Class B-1 shareholders elected Howard J. Siegel for a one-year term, and Class B-3 shareholders elected Steven E. Wollack for a one-year term. The election of the B-2 nominating committee was adjourned to June 11, 2013.
The official results and voting percentages for each of these proposals will be disclosed in a report to be filed early next week with the Securities and Exchange Commission.


L'Institut national de la statistique et des études économiques a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce les chiffres du climat des affaires en France pour le mois de mai 2013.
L’indicateur du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, est stable en mai et s’établit à 84 points. Il reste nettement en dessous de sa moyenne de longue période (100). Les indicateurs sectoriels restent également à des niveaux bas. L’indicateur du climat des affaires gagne quatre points dans l’industrie, tandis qu’il en perd deux dans le bâtiment. Dans le commerce de gros, l’indicateur perd deux points en deux mois. Dans les services et le commerce de détail, les indicateurs synthétiques sont stables.
L'indicateur de retournement calculé au niveau France se situe en zone défavorable.
Indicateur de climat des affaires France



Le Chicago Board Options Exchange a publié un communiqué de presse dans lequel il annonce que dans le cadre d'un accord entre les bourses de CBOE et de CME, CBOE a commencé hier la diffusion des valeurs pour un nouvel indice de référence portant sur la volatilité et utilisant les données des options futures de CME Group des 10 dernières années.
Le CBOE/CBOT 10-year U.S. Treasury Note Volatility IndexSM est le premier indice de volatilité fondé sur la dette du gouvernement américain calculé et diffusé par CBOE.
L'indice a été développé avec les contributions d'Antonio Mele et de Yoshiki Obayashi of Applied Academics LLC.
"Nous sommes heureux de vous présenter un indice de volatilité des taux d'intérêt basé sur l'une des options de produits de taux d'intérêt les plus active de CME Group", a déclaré le vice-président exécutif de CBOE, Richard Dufour. "Les instruments dérivés de taux d'intérêt représentent aussi la plus grande classe d'actifs dans le marché OTC.".
Résumé :
Chicago Board Options Exchange (CBOE) and CME Group (CME) have announced that, as part of an agreement between the exchanges, CBOE today began disseminating values for a new volatility benchmark index using futures options data on CME Group's 10-year U.S. Treasury note contract. The CBOE/CBOT 10-year U.S. Treasury Note Volatility IndexSM (ticker symbol VXTNYSM ) is the first volatility index based on U.S. government debt to be calculated and disseminated by CBOE.
The index was developed with significant contributions from Antonio Mele and Yoshiki Obayashi of Applied Academics LLC.
CBOE and CBOE Futures Exchange (CFE) plan to offer trading on the 10-year Treasury Volatility Index in the future.
"We're pleased to introduce an interest rate volatility index based on one of CME Group's most active interest rate options products," CBOE Executive Vice President Richard DuFour said. "Interest rate derivatives also represent the largest asset class in the over-the-counter market. The addition of the CBOE/CBOT 10-year U.S. Treasury Note Volatility Index to CBOE's already extensive list of volatility-related indexes broadens and diversifies the scope of asset classes on which users can measure volatility."
"CBOE's VIX index is a world-renowned measure of implied volatility, and we are very pleased to collaborate with CBOE on the development of an index based on CME Group's highly liquid 10-year U.S. Treasury note option contracts," said Derek Sammann, CME Group's Senior Managing Director of Interest Rate and FX Products. "We believe this CBOE/CBOT Volatility Index will serve as a strong benchmark to help our global customers manage their exposure to market volatility."
The value of the Index is derived from applying the proprietary CBOE Volatility Index (VIX) methodology to futures options data from CME Group's 10-year U.S. Treasury note contract. In 2012, more than 56 million 10-year U.S. Treasury Note futures options contracts changed hands at CME Group.
CBOE, the leading exchange in the volatility space and the home of volatility benchmarks, strategies and products, now calculates and disseminates benchmark data on over two dozen different volatility-related products, including the widely followed CBOE Volatility Index® (VIX®), the leading barometer of investor sentiment and stock market volatility. In addition to its suite of benchmarks and strategies, volatility options and futures contracts on VIX can be traded at CBOE and CFE, respectively.


L’Autorité des marchés financiers a publié, suite au colloque scientifique organisé en partenariat avec l’IFA, un document relatif au cadre règlementaire de la rémunération dans les sociétés cotées et les banques.
Hier s’est tenue à Paris la 8ème édition du colloque du Conseil scientifique de l’Autorité des marchés financiers organisé, cette année, en partenariat avec le Club recherche de l’Institut français des administrateurs sur le thème : « Fonctionnement du conseil d’administration, rémunérations et transparence : quelle gouvernance pour les entreprises ? ».
Élément déterminant des modalités de gestion et de contrôle de l’entreprise, au cœur des relations entre sa direction, son conseil d’administration, ses actionnaires et les autres parties prenantes, la gouvernance des entreprises constitue, bien au-delà des marchés financiers, un thème de société. Avec des questions à la clé sur la transparence, les rémunérations et l’équilibre des pouvoirs. Depuis la loi de sécurité financière d’août 2003 qui a instauré en France une obligation d’information du marché en matière de gouvernement d’entreprise et les codes de gouvernement d’entreprise établis par les associations professionnelles, les pratiques ont réellement évolué.
Dans le cadre de cette conférence, Gérard Rameix, président de l’Autorité des marchés financiers a déclaré : « Le principe « appliquer ou expliquer » est au cœur d’une régulation « souple » du gouvernement d’entreprise et en conditionne, pour large part, l’efficacité. C’est pourquoi l’AMF veille à la qualité et à la pertinence des explications données par les entreprises qui sont donc essentielles ». S’agissant des politiques de rémunération, « un dispositif plus global d’implication des actionnaires est légitime, d’autant que de nombreux Etats européens l’ont déjà mis en œuvre au cours des dernières années », a poursuivi Gérard Rameix. « L’AMF est favorable à la mise en place d’un régime de say on payannuel, en particulier pour les plus grandes sociétés cotées, dont les enjeux de rémunération sont plus sensibles ».
« Pour avoir un conseil d’administration qui fonctionne bien et donc une gouvernance efficace, il faut consacrer du temps et de l’intelligence collective à bien composer le Conseil et à recruter les administrateurs dont la société a besoin », a de son côté tenu à déclarer Daniel Lebègue, président de l’Institut français des administrateurs. « Il y a un consensus dans tous les pays européens sur la nécessité d’une transparence renforcée et d’un véritable droit de regard des actionnaires en matière de rémunération des dirigeants. Mais, dans la mise en œuvre de ces principes, les pratiques sont très différentes d’un pays à l’autre, en particulier en ce qui a trait au rôle respectif de l’Assemblée générale des actionnaires et du conseil d’administration », a-t-il ajouté. « Tous les pays européens s’accordent pour privilégier le recours à la soft law et aux codes professionnels pour faire progresser les pratiques de gouvernance. Il reste à déterminer qui s’assure du respect du code : un comité de place ou l’autorité de marché ? »
Le colloque, qui a bénéficié de l’expertise de personnalités issues des mondes académique, parlementaire et de représentants d’institutions européenne et internationale, s’est articulé autour de deux sessions :
Enfin, la table ronde conclusive a été l’occasion d’un débat sur la place de la réglementation s’agissant de la gouvernance des entreprises.
Points traités dans ce document :
Mots-clés : Autorité des Marchés Financiers (AMF)
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