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Date de publication: 25 nov. 2019
Auteur: DB
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Selon le  dernier rapport de novembre 2019 sur la stabilité financière (Financial Stability Review-FSR) de la Banque centrale européenne (BCE), les faibles taux d'intérêt soutiennent l'activité économique, mais il peut y avoir des effets secondaires  à cette situation. Les signes de prise de risque excessive dans certains secteurs nécessitent un suivi et une action macroprudentielle ciblée dans certains pays.  Les banques ont encore accru leur résilience, mais ont peu progressé dans l'amélioration de leur rentabilité.  Les risques pesant sur la croissance économique mondiale et de la zone euro ont augmenté et continuent de poser des problèmes de stabilité financière.

Des taux d'intérêt bas devraient soutenir l'activité économique dans la zone euro, mais pourraient également encourager une prise de risque excessive par certaines institutions financières non bancaires et sociétés non financières à fort effet de levier, ainsi que sur certains marchés immobiliers,  estime la BCE.  «Si l'environnement de taux bas soutient l'ensemble de l'économie, nous notons également une augmentation de la prise de risque, qui mérite un suivi continu et étroit», a ainsi  déclaré Luis de Guindos, vice-président de la BCE. "Les autorités devraient utiliser les outils disponibles pour traiter, dans la mesure du possible, la création de vulnérabilités."

Les non-banques, telles que les fonds d'investissement, les sociétés d'assurance et les fonds de pension, qui jouent un rôle de plus en plus important dans le financement de l'économie réelle, ont continué à prendre plus de risques et ont augmenté leur exposition à des segments plus risqués des entreprises et des secteurs souverains, poursuit l’analyse de la Banque centrale . En cas de revalorisation soudaine des actifs financiers, la montée des risques de crédit et de liquidité dans certaines parties du secteur financier non bancaire de la zone euro, conjuguée à un effet de levier plus important sur les fonds d'investissement, peut amener les non-banques à réagir de manière  désordonnée  qui pourrait se propager à l'ensemble du système financier.

Des poches de vulnérabilité subsistent également dans le secteur des entreprises non financières et sur certains marchés immobiliers, note aussi la BCE. Les faibles coûts de financement semblent inciter davantage les entreprises à risque à emprunter  plus. Dans le même temps, les prix de l'immobilier ont continué d'augmenter dans plusieurs pays de la zone euro. Les autorités utilisent, et devraient continuer à recourir, aux mesures macroprudentielles ciblées, le cas échéant, pour faire face aux risques qui en résultent pour la stabilité financière, recommande l’autorité bancaire européenne.

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