L'information financière que vous ne trouvez nulle part ailleurs !

Actualité

Nous sélectionnons chaque jour une dizaine de news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :

• le fonctionnement général des marchés financiers, selon les produits et les régions du monde (et principalement en France, Europe et USA) ;

• la réglementation des activités financières, principalement en France, Europe et USA ;

• les tendances économiques et financières fondamentales qui permettent déjà de « voir » l’avenir économique et financier du monde.

Zone :

Categorie :

Mar. 29 oct. 2013 - CME - L'Amérique du Nord est le leader mondial dans la production de gaz de schiste

Partagez
Noter cette article :

Le CME Group, la plus importante société de bourse de contrats à termes du monde, a publié un article sur le thème du gaz de schiste et de sa production en Amérique du Nord.

Le potentiel de hausse de la production reste limité.

Les États-Unis et le Canada sont les deux seuls grands producteurs de gaz naturel commercialement viable dans le monde, bien qu'une douzaine d'autres pays possèdent des puits d'essai, selon une étude menée conjointement par l'U.S. Energy Information Administration et l'Advanced Resources International (ARI) au cours du mois de juin dernier.

La Chine est le seul pays en dehors de l'Amérique du Nord qui a enregistré une production commercialement viable de gaz de schiste, même si les volumes représentent moins de 1% de la production totale de gaz naturel dans ce pays.

En comparaison, le gaz de schiste représentait en 2012 dans la part de la production totale de gaz naturel 39% aux États-Unis et 15% au Canada.

Source: U.S. Energy Information Administration, LCI Energy Insight, Canada National Energy Board, and Facts Global Energy

Résumé :

The United States and Canada are the only major producers of commercially viable natural gas from shale formations in the world, even though about a dozen other countries have conducted exploratory test wells, according to a joint U.S. Energy Information Administration (EIA)/Advanced Resources International (ARI) study released in June. China is the only nation outside of North America that has registered commercially viable production of shale gas, although the volumes contribute less than 1% of the total natural gas production in that country. In comparison, shale gas as a share of total natural gas production in 2012 was 39% in the United States and 15% in Canada.

Consulter l'article

Lien de secours

Mar. 29 oct. 2013 - BRI - L'avenir de la politique monétaire par Ewald Nowotny

Partagez
Noter cette article :

La Banque des Règlements Internationnaux a publié l'article de Ewald Nowotny, le gouverneur de l'Oesterreichische Nationalbank, la banque centrale de la République d'Autriche, sur le thème de l'avenir de la politique monétaire.

Pour Ewald Nowotny, la crise financière qui a éclaté en 2008 et dont les conséquences continuent de tenir le monde dans sa prise en main a mis à rude épreuve le consensus sur la politique monétaire telle qu'il existait avant 2008. Peu de temps après le début de la crise, les banques centrales ont poussé les outils existants dans leurs limites et ont adopté de nouveaux types de mesures qui allaient bien au-delà de ce qui avait été envisagé il ya quelques années.

Dans une certaine mesure, l'ampleur des nouvelles politiques ne fait que refléter l'ampleur du choc qui a frappé les économies à travers le monde. En ce sens, les mesures peuvent être considérées comme des actions extrêmes temporaires, ponctuelles et légitimes face à une situation de crise extrême ponctuelle. Cependant, la crise a également mis en exergue de sérieux doutes sur certains des principes fondamentaux de la politique monétaire avant crise. Bien qu'il n'y ait toujours pas de nouveau consensus, il est clair que notre réflexion sur la façon dont fonctionne l'économie et sur le rôle propre de la politique monétaire a changé. Cela signifie que même après que la phase aiguë de la crise actuelle soit terminée, les banques ont été stabilisées, les finances publiques sont en ordre, le chômage a diminué et la croissance a repris, la politique monétaire ne sera plus jamais la même.

La politique monétaire est donc confrontée à un double défi. À court terme, la stabilité doit être restaurée tandis que dans le long terme un cadre durable doit être mis en place afin de pouvoir prévenir la répétition d'une crise comme celle que nous venons de vivre.

 

Résumé :

The financial crisis that flared up in 2008 and whose consequences continue to hold the world in its grip has severely tested the consensus on monetary policy as it existed prior to 2008. Soon after the onset of the crisis central banks pushed existing tools to their limits and adopted new types of measures that went far beyond what had been thinkable a few years ago.

To some extent the scale of the new policies just reflected the scale of the shock that had hit the economies. In this sense the measures can be considered temporary, one-off extreme actions taken in reaction to an extreme, one-off crisis event. However, the crisis has also put serious doubts on some of the basic tenets of monetary policy held before 2008. While there is still no new consensus around, it is clear that our thinking about how the economy works and the proper role of monetary policy has changed. This means that even after the acute phase of the current crisis is over, banks have been stabilized, public finances are back in order, unemployment has declined and growth has resumed, which may still be well far in the future, monetary policy will not return to the ways from before 2008.

Monetary policy therefore faces a double challenge. In the short run stability has to be restored while in the long term an enduring framework has to be established that is capable of preventing the recurrence of a crisis as the one seen in 2008. Both the immediate and the longer-term future of monetary policy will be the topic of this paper. The first section focuses on the policies adopted by central banks in the wake of the crisis. The second section discusses the exit from these policies and the associated challenges. Finally, the concluding section provides an outlook on the possible long-term design of monetary policy.

Consulter l'article

Lien de secours

Mar. 29 oct. 2013 - Cour d'appel de Paris - Annulation d’une décision de sanction de l’AMF

Partagez
Noter cette article :
Le 24 octobre, la cour d'appel de Paris a annulé sur une question de forme la décision de la commission des sanctions de l'AMF du 16 février 2012 relative à la condamnation de trois « hedge funds » à une sanction totale de 6,3 millions d'euros pour avoir vendu à découvert des actions Natixis en septembre 2008 sans pouvoir ensuite les livrer. Il est reproché entre autres à la commission des sanctions de ne pas avoir « respecté les délais de récusation de ses membres », commentent les avocats des deux « hedge funds », Coudree Capital Management et Compania Internacional Financiera, qui avaient fait appel.
 
Pour Patrick Jaïs, associé chez De Pardieu Brocas Maffei qui a fait appel, « la procédure en récusation n'est pas satisfaisante aujourd'hui, car c'est aux défenseurs de prouver le risque d'impartialité ou de conflit d'intérêts d'un membre de la commission. Ce qui est impossible à faire. Pour avoir un procès équitable, il faudrait que chaque membre fasse, avant les séances, une déclaration d'indépendance ». L'AMF, de son côté, souligne que « la cour d'appel n'a pas statué sur le fond, ni sur la pertinence d'une éventuelle demande de récusation ni sur l'impartialité d'un membre de sa commission. Elle étudie les suites à donner. ».
 
Récemment, la cour d'appel de Paris a plusieurs fois déjugé la commission des sanctions. Le 3 octobre 2013, elle a même prononcé une sanction de 70.000 euros contre une personne accusée d'avoir commis un manquement d'initié en achetant en 2009 des titres de la Caisse régionale du Crédit Agricole Mutuel d'Aquitaine. La commission avait, elle, mis cette personne hors de cause.

Consulter le communiqué

Mar. 29 oct. 2013 - La BCE publie le deuxième rapport de migration à SEPA et met en garde contre les risques d'un passage tardif à SEPA

Partagez
Noter cette article :

La Banque Centrale européenne a publié le deuxième rapport de migration à SEPA et met en garde contre les risques d'un passage tardif à SEPA.

La Banque centrale européenne (BCE) a publié aujourd’hui son deuxième rapport sur la migration à l’Espace unique de paiement en euros (Single Euro Payments Area – SEPA), qui analyse l’état d’avancement, dans les pays de la zone euro, de la création en Europe d’un marché unique des virements et des prélèvements en euros. Le rapport fournit également des orientations sur la gestion du processus de transition.

La date butoir du 1er février 2014 a été fixée par la législation européenne pour la migration des pays de la zone euro vers les dispositifs de virements et de prélèvements SEPA. À seulement 100 jours de cette date limite, le processus de passage à SEPA entre donc dans une phase critique. Selon les informations compilées par la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro, de nombreux acteurs de premier plan ont décidé de ne migrer qu’au dernier trimestre 2013, voire plus tardivement. Cette approche génère des risques opérationnels et limite la capacité de traiter des problèmes ou des évolutions imprévues pouvant survenir pendant la période de transition à SEPA.

« Je l’ai déjà dit et je le répèterai : toutes les parties prenantes doivent être prêtes au 1er février 2014, faute de quoi elles risquent des perturbations dans le traitement de leurs ordres de paiement », a déclaré Benoît Cœuré, membre du Directoire de la BCE, précisant qu’il exprime également la position du Conseil de l’Union européenne et de la Commission européenne. « Depuis notre premier rapport de migration, nous insistons sur le fait que les prestataires de services de paiement et les utilisateurs sont responsables de leur niveau de préparation, qui doit être suffisant. Et nous leur adressons toujours le même message : n’attendez pas la dernière minute ».

Les indicateurs quantitatifs de migration effective et les indicateurs qualitatifs du niveau de préparation des parties prenantes montrent que la migration vers le virement SEPA progresse de façon satisfaisante.

Quelques pays de la zone euro ont déjà achevé le processus alors que de nombreux autres avancent à un rythme rapide. Toutefois, s’agissant du prélèvement SEPA, la plupart des parties prenantes ne migreront que dans les tout derniers mois précédant la date-butoir. Alors que le niveau global de préparation des prestataires de services de paiement semble satisfaisant, beaucoup de leurs clients, en particulier les petites et moyennes entreprises, rencontrent encore d’importantes difficultés pour être prêts dans les délais impartis pour le passage à SEPA.

Les ordres de paiement qui ne sont pas conformes aux obligations juridiques définies dans le règlement imposant une date butoir pour la migration à SEPA ne pourront être traités par les prestataires de services de paiement après le 1er février 2014.

Part des virements et prélèvements SEPA dans l’ensemble des transactions de la zone euro

Le rapport souligne certains des risques posés par une migration tardive de type « big bang ». Il s’agit notamment de problèmes de capacité et de goulets d’étranglement que pourraient rencontrer les prestataires et des vendeurs de logiciels en fin d’année, et du fait que les utilisateurs finaux puissent manquer de temps pour s’adapter aux nouvelles normes des prestataires de services de paiement et pour tester efficacement leurs propres systèmes.

« La réussite de la migration demandera des efforts considérables. Il est donc important de renforcer encore la communication et la coopération entre les principales parties prenantes et les autorités compétentes au niveau national » a ajouté M. Cœuré. 

Consulter le rapport

Lien de secours

Mar. 29 oct. 2013 - Cour des comptes - La qualité des comptes des administrations publiques

Partagez
Noter cette article :

La Cour des Comptes a rendu public en application de l’article L. 132-6 du code des juridictions financières, son premier rapport sur la qualité comptable des administrations publiques soumises à l’obligation de faire certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes.

L’objet du rapport : la qualité des comptes publics certifiés par un commissaire aux comptes

La Cour des comptes est chargée de s’assurer que, conformément aux prescriptions de l’article 47-2 de la Constitution, les comptes des administrations publiques sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de leur gestion de leur patrimoine et de leur situation financière.

Elle remplit cette mission :

  • soit en certifiant elle-même les comptes, comme elle le fait chaque année depuis les exercices 2006 pour les comptes de l’État et ceux du régime général de sécurité sociale ;
  • soit en rendant compte de la qualité des comptes des administrations publiques dont elle n’assure pas la certification, ce qu’elle fait pour la première fois cette année, en application d’une disposition législative introduite en 2011 dans le code des juridictions financières.

Par rapport aux dépenses totales des administrations publiques, la Cour en certifie elle-même 55 % ; pour leur part, les commissaires aux comptes en certifient 18 % ; les 27 % restants correspondent aux dépenses des administrations publiques actuellement non soumises à l’obligation de certification, essentiellement celles du secteur public local.

Pour les administrations publiques assujetties à l’obligation de certification par un commissaire aux comptes, la Cour analyse les rapports établis par les commissaires aux comptes, en effectue une synthèse et, sur cette base, émet un avis sur la qualité comptable des administrations concernées.

Le périmètre des comptes publics concernés : un élargissement progressif insuffisamment cohérent

L’obligation de certification concerne, au total, près des trois quarts des dépenses publiques, ce qui permet à la France de se prévaloir, dans le contexte européen, d’une situation favorable en matière de fiabilité des comptes publics.

Les 795 administrations publiques assujetties, en 2012, à l’obligation de certification par un commissaire aux comptes forment un ensemble diversifié comprenant, entre autres, une centaine d’universités et de grandes écoles, près de 130 opérateurs de l’Etat, des régimes obligatoires de base de sécurité sociale, plus de 150 établissements de santé privés sans but lucratif, ainsi que l’ensemble des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de métiers et de l’artisanat.

L’obligation de certification est intervenue, la plupart du temps, sans considération de seuils financiers et résulte de la catégorie d’appartenance de l’entité ou de son statut juridique, si bien que le champ couvert par la certification obligatoire manque de cohérence.

Le cas du secteur public local illustre bien la difficulté d’une généralisation indifférenciée de la certification à plus de 110 000 entités de taille très diverse, et montre, au contraire, l’intérêt d’une démarche progressive et expérimentale qui concernerait les collectivités les plus importantes, démarche que la Cour appelle de ses voeux.

L’avis de la Cour : globalement positif, mais avec des nuances

L’analyse de la Cour a porté sur 488 rapports transmis à temps par les gestionnaires, soit 61 % du périmètre identifié.

L’hétérogénéité des entités faisant partie du champ des administrations concernées, tout comme la nature indirecte du regard que la Cour porte sur la qualité de leurs comptes, invitent à prendre avec prudence l’appréciation globale formulée.
La Cour apprécie ainsi positivement la qualité comptable de ces administrations publiques prises globalement, tout en exprimant des nuances. Cette appréciation se fonde, d’une part, sur le pourcentage extrêmement faible des refus de certification (moins d’un pour cent) et, d’autre part, sur la proportion de 81 % de rapports de certification sans réserve, indicateur de qualité comptable pertinent.

En décomposant cet ensemble, la Cour observe qu’au sein de la catégorie des organismes divers d’administration centrale (ODAC), la qualité comptable, illustrée par un taux de 44 % d’opinions sans réserve représentant seulement 19 % des masses financières considérées, est inférieure à la qualité globale des comptes des administrations, en raison principalement des progrès insuffisants accomplis en matière de comptabilisation du patrimoine immobilier et des faiblesses du contrôle interne. Sur les 90 rapports comportant au moins une réserve, neuf comportent cinq réserves et plus, tous concernant des ODAC : sept universités ainsi que l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’INRIA (Institut national de recherches en informatique et en automatique).

Pour les universités ayant accédé au régime des responsabilités et compétences élargies (RCE), le taux d’opinions sans réserve descend à 27 % en raison d’insuffisances comptables dans trois domaines principaux : le patrimoine immobilier, les passifs sociaux et les contrats de recherche passés avec l’Etat. L’analyse sur plusieurs années suggère l’existence d’un lien entre l’ancienneté de la certification et la qualité comptable, ce dont témoigne la diminution du nombre de réserves avec le temps.

Les quatre refus de certification recensés, dont deux représentent des enjeux financiers élevés, portent sur des organismes de sécurité sociale : la Caisse autonome nationale de sécurité sociale dans les mines (CANSSM), le régime social des indépendants (RSI), ainsi que deux établissements de santé privés d’intérêt collectif (ESPIC).

Les normes comptables du secteur public : un enjeu européen

La qualité des comptes est définie par le respect des principes et normes comptables applicables, lesquels découlent de standards internationaux. Dans la perspective de l’harmonisation européenne des référentiels de comptabilité applicables au secteur public, la Cour considère que les normes internationales applicables au secteur privé (IFRS) ne sont pas directement transposables au secteur public.

En tant qu’institution supérieure de contrôle, la Cour s’attache à participer, aux côtés des gouvernements et avec les autres institutions supérieures de contrôle des pays de l’Union européenne, au développement de normes européennes en matière de comptes des administrations publiques.

Tels qu’ils ont été constatés par la Cour, les effets vertueux de la certification sur la qualité comptable – prise en compte plus exhaustive des risques, meilleure évaluation des passifs comme du patrimoine, attention apportée aux engagements, fiabilisation de la comptabilité des coûts – devront être analysés dans la durée. Pour autant, ils invitent d’ores et déjà à poursuivre dans la voie d’une extension de la certification, à la fois organisée et proportionnée aux enjeux financiers.

Consulter le rapport

Lien de secours

Lun. 28 oct. 2013 - Le FMI approuve l’unification des taux d’actualisation utilisés dans l’analyse de viabilité de la dette extérieure des pays à faible revenu

Partagez
Noter cette article :

Le Fonds Monétaire International a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce que son Conseil d’administration a approuvé la proposition d’Unification des taux d’actualisation utilisés dans l’analyse de viabilité de la dette extérieure des pays à faible revenu. Cette proposition a été approuvée le même jour par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale.

L’unification des taux d’actualisation utilisés dans l’analyse de viabilité de la dette extérieure des pays à faible revenu modifie et simplifie le système de taux d’actualisation utilisé par la Banque mondiale et le FMI pour analyser les questions touchant à la dette extérieure des pays à faible revenu. Les deux outils analytiques concernés par ces changements sont le cadre de viabilité de la dette, établi conjointement par la Banque mondiale et le FMI, ainsi que le calcul du degré de concessionnalité des prêts. Conformément à l’approche proposée dans le document intitulé Revue de la politique concernant les plafonds d’endettement dans les programmes appuyés par le FMI, qui a été examiné par le Conseil d’administration du FMI en mars 2013, un seul taux d’actualisation uniforme sera désormais utilisé à des fins opérationnelles. Le nouveau taux unifié est fixé à 5 %, niveau qui correspond à peu près au taux d’actualisation utilisé aujourd’hui pour calculer l’élément de libéralité des prêts à long terme libellés en dollars EU.

Après une longue période de taux d’intérêt historiquement bas dans les économies avancées, le taux d’actualisation utilisé dans les analyses de viabilité de la dette était devenu une référence peu satisfaisante pour actualiser les flux de trésorerie sur le long terme. Le poids de la dette avait été surestimé, ce qui avait conduit à réduire de façon injustifiée la marge d’emprunt jugée disponible après application du cadre de viabilité de la dette aux pays à faible revenu. Le système complexe de taux d’actualisation utilisé pour calculer le degré de concessionnalité des différents prêts engendrait aussi des anomalies et la fréquence des mises à jour de ces taux était source de difficultés opérationnelles.

Le nouveau taux d’actualisation unifié restera inchangé jusqu’à ce que les conseils d’administration de la Banque mondiale et du FMI achèvent la prochaine revue du cadre de viabilité de la dette des pays à faible revenu, prévue pour 2015.

Télécharger le document

Lien de secours

Lun. 28 oct. 2013 - Les visites mystère conduites en 2013 par l’Autorité des marchés financiers

Partagez
Noter cette article :

L’Autorité des marchés financiers a publié un document dans lequel elle fait le point sur les visites mystère conduites en 2013.

Après deux premières vagues de visites mystère en 2010 et en 2012, l’AMF a reconduit l’expérience en 2013 sur la base de scénarios identiques (risquophile et risquophobe) auquel un nouveau scénario a été ajouté (jeune actif voulant investir directement dans des actions). L’AMF souhaite ainsi apprécier, sur la durée, la qualité du questionnement des prospects et la pertinence des propositions commerciales.

En conduisant des visites mystère, l’AMF souhaite renforcer son action préventive en matière de protection de l’épargne par un suivi sur le terrain des conditions de commercialisation de produits financiers auprès du grand public.

Les nouvelles visites mystère conduites en 2013 ont repris les mêmes scénarios de 2010 et 2012 avec deux types de profils bien différenciés : des épargnants averses aux risques (risquophobes) et des épargnants prêts à prendre une certaine dose de risque (risquophiles).

On constate, en 2013, que les propositions ont été davantage différenciées d’un scénario à l’autre, phénomène qui s’est accentué depuis 2010. Les produits d’investissement de type OPCVM et PEA ont ainsi davantage été proposés aux prospects risquophiles.

Par ailleurs, un nouveau profil a été testé en avril 2013 : celui d’un jeune actif propriétaire de son logement et exprimant son désir d’investir directement en actions. Beaucoup de chargés de clientèle ont alors été réticents à accompagner cette demande. De façon surprenante, le PEA a ainsi été assez peu proposé à ce prospect.

Les principaux constats des visites conduites en 2013 :

  • une découverte du prospect parfois encore insuffisante,
  • une présentation orale spontanée des frais encore perfectible,
  • une présentation toujours déséquilibrée des avantages et des inconvénients des proposés,
  • les visites mystère n’ont pas décelé de propositions commerciales manifestement inadaptées même si les propositions commerciales sont parfois davantage guidées par la politique commerciale de l’enseigne que par la réelle prise en compte du profil et de la demande exprimée par le prospect.

Quelques chiffres-clés depuis 2010 :

  • 880 visites mystère,
  • 110 visites par vague, 11 enseignes bancaires visitées dans 10 villes différentes,
  • Paris (10 % des visites) et province.

Télécharger le document

Lien de secours

Lun. 28 oct. 2013 - ACPR - Sociétés d’affacturage Exercice 2012 : contexte économique, activité, résultats et risques

Partagez
Noter cette article :

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a publié son rapport annuel sur les Sociétés d’affacturage en 2012 : contexte économique, activité, résultats et risques.

Dans un contexte économique difficile, le secteur de l’affacturage français enregistre en 2012 une croissance significative de son activité.

Après une augmentation de 13,3 % en 2011, le chiffre d’affaires des sociétés d’affacturage a de nouveau progressé de 8,9 % en 2012, correspondant à un volume de créances achetées de 185 milliards d’euros. Cette évolution s’inscrit dans un contexte conjoncturel difficile : depuis le second semestre 2011, les délais de paiement entre les entreprises tendent de nouveau à s’allonger, générant des tensions sur les trésoreries et annihilant progressivement les effets vertueux de la loi de modernisation de l’économie (LME). Les défaillances d’entreprises restent à un niveau élevé, au-dessus de 61 000 en 2012. Un quart de ces défaillances serait lié à des retards de paiement. Des produits spécifiques ont été développés par les factors à destination d’une clientèle PME/TPE. Dans ce cadre, les techniques d’affacturage ont été perçues comme des moyens de financement court terme adaptées à l’environnement économique.

Si le rythme de croissance des opérations d’affacturage marque un net ralentissement sur 2012 et sur le premier trimestre 2013, il reste néanmoins très supérieur à l’évolution de la production des autres métiers de financement spécialisés. Au plan européen, avec 14,3 % de part de marché, la France se hisse au second rang du secteur. La croissance des factors français est supérieure à celle du marché de l’affacturage européen (+ 6,6 %) et plus encore celle des marchés italien (14 % de part de marché) et allemand (12,1 %) qui, bien que non soumis aux exigences prudentielles applicables au secteur bancaire (liquidité, solvabilité), enregistrent en 2012 une croissance inférieure à celle du marché français.

Au 31/12/2012, l’encours de créances géré par les factors français s’élève à 25,3 milliards d’euros, en progression de 2,2 % sur un an. Les factors ont mis au point des politiques ‘produits/services’ qui couvrent tout le spectre de la demande. La croissance globale du marché reste portée par les opérations en mandat de gestion qui traduisent l’expression des besoins actuels des grandes entreprises en matière de mobilisation et de gestion du poste clients. Si elles prennent toujours la forme de financements adossés à des créances, les prestations d’affacturage évoluent vers des produits de plus en plus sophistiqués (contrats multidomestiques, reverse factoring, opérations déconsolidantes, véhicules de titrisation). Par ailleurs, l’exercice 2012 a été marqué par le développement du recours à la titrisation par les sociétés d’affacturage, notamment pour assurer leur refinancement.

En dépit d’une bonne maîtrise globale des risques, la rentabilité des sociétés d’affacturage marque le pas.

Le PNB des factors est quasi-stable sur un an : il s’établit à 710 MEUR au 31/12/2012, contre 709 MEUR en 2011. Les niveaux historiquement bas des taux du marché interbancaire ont fortement obéré les produits financiers issus de la rémunération des ressources gratuites à disposition des factors (fonds propres, fonds de garantie, comptes de réserve et encours float). En conséquence, le PNB des factors reste toujours majoritairement constitué des produits issus des commissions de gestion d’affacturage et des services annexes, sans lien avec le niveau des taux d’intérêt.

L’érosion des marges s’est poursuivie en 2012 : elle est imputable d’une part à l’évolution du mix produit, et d’autre part à une dégradation des conditions de refinancement répercutée par les maisons mères. Afin de restaurer leur rentabilité, les sociétés d’affacturage ont progressivement mis en place une politique de retarification des contrats en production, mais également en exploitation.

Malgré une bonne maîtrise générale des risques et un coût du risque contenu (3 % du PNB global), le résultat net global est en forte baisse sur un an (122,8 millions d’euros au 31/12/2012 contre 192,4 millions d’euros au 31/12/2011). Cette baisse s’explique d’une part par les faibles produits exceptionnels enregistrés dans les comptes sociaux des factors en 2012 et d’autre part par des choix de gestion imposés par les groupes d’appartenance (hausse des refacturations des groupes à leurs filiales spécialisées, comptabilisation de provisions statistiques, contraintes d’activité et restructuration du refinancement). 

Lun. 28 oct. 2013 - AMF - La lettre de l'Observatoire de l'épargne de l'AMF - n° 5 - Octobre 2013

Partagez
Noter cette article :

L’Autorité des marchés financiers a publié le nouveau numéro (n° 5 - Octobre 2013) de sa lettre de l'Observatoire de l'épargne.

Les constats des « visites mystère » de l’AMF : pas de préconisations manifestements inadaptées mais des entretiens parfois incomplets. En organisant depuis 2010 des « visites mystère » dans des agences bancaires, l’AMF souhaite apprécier, sur la durée, la qualité du questionnement des prospects et la pertinence des propositions commerciales.

Les dernières vagues de visites mystère ont été réalisées en mai 2013 sur la base de deux scénarios, déjà mis en oeuvre en 2010 et 2012, avec des prospects « risquophobes » et « risquophiles ».

Premier constat : les chargés de clientèle n’approfondissent pas toujours la découverte des prospects. En particulier, peu de chargés de clientèle les interrogent sur leur situation patrimoniale, leurs connaissances financières et surtout leur appétence au risque.

Second constat : en 2013, les propositions ont été différentes d’un scénario à l’autre, phénomène qui s’est accentuée depuis 2012. En 2013, les produits d’investissement (OPCVM, PEA…) ont davantage été proposés aux prospects « risquophiles ». Aucun entretien n’a abouti à une proposition commerciale manifestement inadaptée.

Les profils des prospects ont globalement été bien été pris en compte par les chargés de clientèle qui se sont toutefois révélés plus prudents que les prospects « risquophiles ».

Un autre profil a été testé en avril 2013 : celui d’un jeune actif propriétaire de son logement et exprimant son désir d’investir en actions. Beaucoup de chargés de clientèle ont alors été réticents à accompagner cette demande en raison de leur manque avoué de compétences en matière boursière et des risques perçus… De façon surprenante, le PEA a été assez peu proposé.

Dans le cadre de son nouveau plan stratégique 2013-2016, l’AMF poursuivra ses visites mystère et sa veille des conditions de commercialisation des placements.

Au sommaire ce mois-ci :

  • FOCUS : Investissements via internet : les Français investissent moins en actions mais davantage en produits financiers très spéculatifs
  • DOSSIER : Visites mystère 2013 : nouvelle campagne AMF
  • ACTUALITÉS : 6 nouvelles publicités sur 10 incitent au trading ; Plus de placements en assurance vie début 2013 ; Les lecteurs de la presse patrimoniale sont des actionnaires actifs ; 2 Français sur 3 préfèrent épargner... mais ils sont partagés face aux placements risqués ; La performance de l’épargne financière des ménages a été de 2 % au 1er semestre 2013

Télécharger le document

Lien de secours

Lun. 28 oct. 2013 - Project Syndicate - Le cycle paix-prospérité

Partagez
Noter cette article :

Le site project-syndicate.org a publié l'article de Steve Killelea, le président exécutif de l'Institut d'économie et de paix, sur le thème des cycles paix-prospérité.

Dans le cadre de la 68ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui a débuté le 17 septembre, les dirigeants politiques mondiaux établiront les fondations d’un programme du développement qui succédera aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui arrivent à échéance en 2015. Ces nouveaux objectifs de développement durable seront basés sur l’idée que le développement économique est essentiel pour améliorer le bien-être de l’humanité et garantir les droits des populations les plus vulnérables. Mais pour obtenir de réels progrès, les décideurs politiques doivent s’attaquer aux facteurs qui entravent le développement, et en particulier la violence et les conflits.

Selon le Global Peace Index, contenir la violence – dont les conflits internes et externes, les crimes violents et les homicides – a globalement coûté 9500 milliards de dollars l’an dernier, ou 11 pour cent du PIB mondial. Ce chiffre correspond à 75 fois le montant de l’aide extérieure au développement en 2012, qui s’est élevée à 125,6 milliards de dollars, ou près du double de la valeur de la production agricole mondiale annuelle. (Selon une autre perspective, la crise financière mondiale de 2008 a provoqué une baisse du PIB mondial de 0,6 pour cent seulement).

Cela signifie que si les dépenses liées à la violence pouvaient être réduites de 50 pour cent environ, les sommes épargnées pourraient rembourser la dette des pays en développement (4100 milliards de dollars), financer le mécanisme européen de stabilité (900 milliards de dollars), et l’achèvement des OMD (60 milliards).

Consulter l'article

Lien de secours

Zone :

Categorie :

Tous les champs sont obligatoires.

Operation in progress

Une erreur est survenur lors de l'envoi du message

Votre message a bien été envoyé

Tous les champs sont obligatoires.

Operation in progress

Une erreur est survenur lors de l'envoi du message

Votre message a bien été envoyé

Tous les champs sont obligatoires.

Operation in progress

Une erreur est survenur lors de l'envoi du message

Votre message a bien été envoyé

MemoFin Feedback vous permet de nous signaler les problèmes que vous rencontrez, de suggérer de nouvelles fonctionnalités ou de nous envoyer des commentaires d'ordre plus général.

 

Saisissez votre message ci-dessous :