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Nous sélectionnons chaque jour les news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :

• le fonctionnement général des marchés financiers, selon les produits et les régions du monde (et principalement en France, Europe et USA) ;

• la réglementation des activités financières, principalement en France, Europe et USA ;

• les tendances économiques et financières fondamentales qui permettent déjà de « voir » l’avenir économique et financier du monde.

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Mar. 07 oct. 2014 - Eurex - 9,1 millions de contrats ont été échangés quotidiennement par Eurex Group au cours du mois de septembre 2014

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L'European Exchange a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce que 9,1 millions de contrats ont été échangés quotidiennement par Eurex Group au cours du mois de septembre 2014.

On y apprend entre autres qu'au cours du mois de septembre dernier,  les marchés de produits dérivés internationaux d'Eurex Group ont enregistré un volume moyen quotidien de 9,1 millions de contrats (chiffre identique à la même période en 2013). Parmi ces 9,1 millions, 6,5 millions étaient des contrats Eurex Exchange (septembre 2013 : 6,7 millions) et 2,6 millions des contrats ont été échangés avec l'International Securities Exchange (septembre 2013 : 2,4 millions).

Au total, 142,8 millions de contrats ont été négociés sur l'Eurex Exchange et 54,2 millions sur ISE au cours du mois de septembre 2014.

Résumé :

In September 2014, the international derivatives markets of Eurex Group recorded an average daily volume of 9.1 million contracts (September 2013: 9.1 million). Of those, 6.5 million were Eurex Exchange contracts (September 2013: 6.7 million), and 2.6 million contracts (September 2013: 2.4 million) were traded at the U.S.-based International Securities Exchange (ISE). In total, 142.8 million contracts were traded at Eurex Exchange and 54.5 million at ISE.

At Eurex Exchange, the equity index derivatives segment totaled 68.0 million contracts (September 2013: 61.8 million). The future on the EURO STOXX 50® Index recorded 31.1 million contracts. The options on this blue chip index totaled 19.4 million contracts. Futures on the DAX index recorded 2.9 million contracts while the DAX options reached another 3.5 million contracts. The Eurex KOSPI Product recorded 1.5 million contracts.

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Mar. 07 oct. 2014 - OCDE - Les régions les plus pauvres sont de plus en plus à la traîne dans les économies avancées

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L'Organisation de coopération et de développement économiques a publié un communiqué de presse dans lequel elle détaille les résultats de ses dernières perspectives régionales.

Les écarts de niveau de vie se creusent dans de nombreux pays économiquement avancés, au sein desquels les régions les plus pauvres ont du mal à rattraper les autres. D’après une nouvelle étude de l’OCDE, la moitié de ses 34 pays membres voient, depuis la crise de 2008, les écarts de revenus augmenter entre leur région la plus performante et leur région la moins bien classée.

Les Perspectives régionales de l’OCDE 2014 montrent que, dans 10 pays de l’OCDE, une région unique a concentré plus de 40 % de l’augmentation nationale du chômage enregistrée depuis le début de la crise.

Certaines des inégalités de revenus les plus marquées s’observent au sein des grandes villes. L’OCDE recommande une meilleure gestion des zones urbaines qui concentrent les deux tiers de la population, afin d’accroître la prospérité et réduire les inégalités. Une bonne gestion des villes peut permettre d’améliorer l’efficience et la productivité sur le territoire et dans les zones environnantes en réduisant la durée des trajets domicile-travail, en rendant les rues plus sûres, en limitant la pollution atmosphérique et en améliorant l’accès aux services publics.

« Le moteur de la convergence régionale a calé depuis la crise. Les niveaux de bien-être ne sont pas les mêmes selon les régions », a déclaré Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, en présentant à Bruxelles, dans le cadre de la 12Semaine européenne des régions et des villes, les deux rapports que l’Organisation vient de consacrer aux questions régionales. « Des investissements publics plus judicieux, surtout dans les villes, et une réforme des découpages territoriaux désormais dépassés contribueraient à résoudre ce problème. »

La zone OCDE compte plus de 140 000 gouvernements infranationaux qui sont souvent organisés selon des structures vieilles de plusieurs siècles conduisant au morcellement et à l’inefficience.

Un deuxième rapport de l’OCDE intitulé « Comment va la vie dans votre région ? » révèle l’existence de fortes divergences dans le bien-être général entre les 362 régions de la zone OCDE, à partir d’une analyse portant aussi bien sur la qualité de l’air et l’espérance de vie que le revenu par habitant, l’emploi et l’accès à Internet. Ce rapport formule les constatations suivantes :

  • C’est en Espagne et en Italie que les disparités régionales en termes de chômage sont les plus fortes, et aux Pays-Bas qu’elles sont les plus faibles. C’est l’Italie qui enregistre les écarts régionaux les plus marqués au niveau du chômage des jeunes.
  • C’est en Autriche que les écarts régionaux en termes de revenus des ménages sont les plus faibles, et en Australie qu’ils sont les plus élevés.
  • Les écarts régionaux en termes d’espérance de vie se sont creusés dans 18 pays sur 30 depuis l’an 2000. D’une région à l’autre du Portugal, l’écart en termes d’espérance de vie peut atteindre près de quatre ans. En Grèce, il n’est que de 11 mois.
  • L’Angleterre du Sud-Est figure parmi les 20 % de régions de l’OCDE les mieux classées en matière d’emploi, alors que l’Angleterre du Nord-Est figure parmi les 30 % de régions les moins bien classées dans ce domaine.
  • En France, la région de la Basse-Normandie fait partie des 20 % de régions de l’OCDE les plus sûres, alors que la Corse fait partie des 10 % de régions les moins bien classées en la matière.
  • Plus de 40 % des régions des États-Unis comptent, au sein de leur population, un quart d’habitants menacés par la pauvreté, alors que c’est le cas de moins d’un dixième des régions au sein des économies européennes comparables.

Écarts régionaux en termes de taux de chômage (2013)

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Mar. 07 oct. 2014 - FMI - Un nouvel élan pour dépasser une croissance mondiale médiocre

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Le Fonds Monétaire Internationnal a publié un communiqué de presse dans lequel il fait le point sur son assemblée annuelle 2014.

Des politiques plus ambitieuses peuvent imprimer un nouvel élan à l’économie mondiale pour l’aider à dépasser une reprise qui jusqu’à présent a été décevante, a déclaré Christine Lagarde, Directrice générale du FMI.

Dans un discours prononcé à l’Université de Georgetown, à Washington, dans la perspective de l’Assemblée annuelle du FMI et de la Banque mondiale qui se tiendra la semaine prochaine, Mme Lagarde a déclaré que le FMI avait désormais pour tâche principale d’aider l’économie mondiale à monter en régime pour dépasser une reprise fragile, inégale et menacée de toutes parts.

Intervenant le 2 octobre, à la School of Foreign Service, Mme Lagarde a précisé que l’économie mondiale avait atteint un point d’inflexion : «Certes, la reprise est bien là, mais, comme nous le savons — et nous le sentons tous —, le niveau de croissance et d’emploi est tout simplement insuffisant».

Le monde doit viser plus haut et faire plus, a déclaré Mme Lagarde. Cela signifie «des actions plus ambitieuses pour susciter un nouvel élan afin de dépasser cette nouvelle médiocrité qui assombrit l’avenir».

L’Assemblée annuelle du FMI et du Groupe de la Banque mondiale réunit chaque année près de 10.000 banquiers centraux, ministres des finances, responsables du développement, dirigeants du secteur privé et représentants du monde universitaire pour traiter de questions d’envergure planétaire, dont les perspectives de l’économie mondiale, l’éradication de la pauvreté, le développement économique et l’efficacité de l’aide.

Points clés du document :

  • Le FMI va effectuer un examen plus approfondi des risques et répercussions ;
  • Le suivi économique est un processus dynamique qui doit être adapté en fonction des difficultés qui se profilent ;
  • Il est essentiel que tous les pays membres soient traités uniformément, pour que les analyses et les conseils du FMI portent leurs fruits

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Mar. 07 oct. 2014 - ABE - Convention de compte de dépôt pour les personnes physiques agissant à des fins professionnelles

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ABE Info Service, site édité par la Banque de France, a publié un communiqué de presse dans lequel elle fait le point sur les convention de compte de dépôt pour les personnes physiques agissant à des fins professionnelles.

À partir du 1er avril 2015, tout compte de dépôt ouvert à une personne physique agissant pour des besoins professionnels fera l'objet d'un contrat, mentionnant explicitement les termes « convention de compte ».

Un arrêté du 1er septembre 2014, énumère les principales stipulations que cette convention devra comporter et retient cinq catégories d’informations :

  • informations relatives à l’établissement de crédit,
  • informations relatives au compte de dépôt,
  • informations relatives à la communication entre le client et l’établissement de crédit,
  • conditions tarifaires,
  • et dispositions générales relatives à la convention de compte (notamment durée, voies de recours et dispositifs de médiation le cas échéant).

Accéder à l'Arrêté du 1er septembre 2014 relatif à la convention de compte de dépôt pour les personnes physiques agissant pour des besoins professionnels

Mar. 07 oct. 2014 - BdF - Coordination Séquentielle, dynamique des croyances d'ordre supérieur et la E-Stability

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La Banque de France a publié l'article de Gaetano Gaballo, sur le thèmle de la coordination Séquentielle, la dynamique des croyances d'ordre supérieur et la E-Stability.

Cet article explore la convergence des croyances d'ordre supérieur - autrement dit la stabilité divinatoire - lorsque la coordination est séquentielle, c'est à dire, lorsque chaque agent d'un certain type décide de ses actions après avoir observé celles de types antérieurs, dans un ordre donné.

La présence de types séquentiels améliore la coordination des anticipations en cas de substituabilité stratégique, mais pas dans le cas de complémentarité stratégique.

La stabilité divinatoire peut être obtenue pour n'importe quel niveau de substituabilité stratégique, à condition que le nombre de types séquentiels soit suffisamment grand.

Par conséquent, quand la coordination est séquentielle la convergence divinatoire se produit sous les mêmes conditions que la convergence adaptative, conformément au principe dit de E-stability.

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Mar. 07 oct. 2014 - AMF - Informations aux investisseurs à fournir par l’émetteur et le conseiller en investissements participatifs ou le prestataire de services d’investissement dans le cadre d’une offre de financement participatif

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L’Autorité des marchés financiers a publié sa doctrine relative aux informations aux investisseurs à fournir par l’émetteur et le conseiller en investissements participatifs ou le prestataire de services d’investissement dans le cadre d’une offre de financement participatif.

L’AMF précise dans son instruction 2014-12 les informations que la plate-forme de financement participatif (CIP ou PSI) doit transmettre à l’investisseur. Il s’agit d’informations relatives au porteur de projet, émetteur de l’offre de titres  (son activité, son projet, les caractéristiques des titres existants et des titres à émettre, les conditions de sortie) et à la plate-forme elle-même (frais facturés à l’investisseur, faculté de recevoir le détail des prestations fournies au porteur de projet et les frais s’y rapportant).

La présente instruction s’applique :

  • aux émetteurs qui réalisent des offres de titres financiers par l’intermédiaire du site internet d’un conseiller en investissements participatifs (« CIP ») ou d’un prestataire de services d’investissement (« PSI ») remplissant les caractéristiques prévues à l’article 325-32 du règlement général de l’AMF et ne faisant pas l’objet d’un prospectus visé par l’AMF ;
  • aux CIP qui proposent des offres de titres financiers ne faisant pas l’objet d’un prospectus visé par l’AMF au moyen d’un site internet remplissant les caractéristiques prévues à l’article 325-32 du règlement général de l’AMF ;
  • aux PSI qui proposent des offres de titres financiers, faisant ou non l’objet d’un prospectus visé par l’AMF, au moyen d’un site internet remplissant les caractéristiques prévues à l’article 325-32 du règlement général de l’AMF.

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Mar. 07 oct. 2014 - OFCE - La croissance de la zone euro dépend-elle vraiment d’une hypothétique relance budgétaire allemande ?

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L'OFCE, le centre de recherche en économie de Sciences-Po, a publié l'article de Christophe Blot et de Jérôme Creel, sur le thème de la correlation entre croissance de la zone euro et relance budgétaire allemande.

Le débat sur les politiques économiques en Europe a été relancé cet été par Mario Draghi, lors du désormais traditionnel symposium de Jackson Hole, qui réunit notamment les principaux banquiers centraux de la planète.

Malgré cela, il semble que les uns (Wolfgang Schaüble, Ministre allemand des finances) et les autres (Christine Lagarde, directrice du FMI) continuent de camper sur leurs positions : discipline budgétaire et réformes structurelles, d’un côté ; relance de la demande et réformes structurelles, de l’autre. La différence est certes ténue, mais elle a ouvert la voie à ce que Mme Lagarde a dénommé « des marges de manœuvre budgétaires pour soutenir la reprise européenne ». Elle vise en particulier l’Allemagne, mais a-t-elle effectivement raison ?

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Mar. 07 oct. 2014 - Project Syndicate - Régénérer le contrat social dégradé de l’Europe

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Le site project-syndicate.org a publié l'article de Kemal Dervis, ancien ministre des Affaires économiques de la Turquie et ancien administrateur du Programme de développement des Nations Unies (PNUD), actuellement vice-président de la Brookings Institution, sur le thème de la régénération du contrat social dégradé de l’Europe.

Il semble que la zone euro ait traversé une période de reprise tout au long de la première moitié de 2014 – faible et fragile, mais néanmoins réelle. En avril, le Fond Monétaire International estimait la croissance globale du PIB à 1,2% cette année, avec un léger recul du chômage, soit une estimation en hausse par rapport à sa précédente projection d’une croissance de 1%. Avec la disparition de la menace de taux d’intérêt trop élevés dans les pays périphériques de la zone euro, une reprise modérée était envisageable, avec une accélération de la croissance en 2015.

S’il est important de ne pas s’arrêter à ces données trimestrielles, les récentes données, ainsi que certaines des données révisées pour le premier trimestre, sont extrêmement décevantes. Le pessimisme qui prévalait il y a deux ans semble à nouveau être de mise – et pour de bonnes raisons.

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Lun. 06 oct. 2014 - CFTC - Condamnation de Scott A. Beatty et de sa société, Peak Capital Management Group pour fraude sur le Forex et fausses déclarations

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La Commodity Futures Trading Commission a publié un communiqué de presse dans lequel elle annonce avoir la condamnation de Scott A. Beatty et de ses sociétés, Peak Capital Group, et Peak Capital Management Group, pour avoir commis plusieurs fraudes et détournements, avoir fait de fausses déclarations à ses services, et pour défaut d'inscription dans le cadre de l'exploitation de devises hors bourse sur le FOREX.

Plus précisément, l'ordre estime que lors de l'enquête de la CFTC, M. Beatty a fait de fausses déclarations écrites à trois reprises. Dans chacun des cas, en réponse aux demandes de renseignements et aux demandes d'informations de la CFTC, Beatty a menti, affirmant que ni lui ni sa société n'avaient sollicité leurs clients pour l'ensemble des comptes FOREX ou des produits connexes gérés par ses sociétés.

Selon la plainte de la CFTC, Beatty et Peak Capital ont, du mois de janvier 2011 au mois d'avril 2014, sollicité et obtenu environ 825 000 dollars de la part de 49 investisseurs japonais afin d'effectuer des transactions sur des devises dans des comptes gérés individuellement par e-mail et sur leur site internet. Plutôt que de diriger ses clients vers l'ouverture de comptes clients individuels, Beatty a ouvert un compte de trading unique au nom de PCMG qui a subi des pertes, et il a détourné les fonds des clients pour son usage personnel. Enfin, il a envoyé à ses investisseurs de faux documents dans lesquels il affirmait réaliser d'importants profits.

Les défendeurs ont été condamnés à payer une amende civile dont le montant s'élève à 1 million de dollars et devront également verser 641 000 dollars au titre de dédommagement.

Résumé :

The U.S. Commodity Futures Trading Commission (CFTC) today entered an Order requiring Scott A. Beatty of Roy, Utah, individually and doing business as Peak Capital Group, Inc., and his Ogden, Utah-based company, Peak Capital Management Group, Inc. (Peak Capital), jointly to pay restitution of $641,000 and a $1 million civil monetary penalty for committing fraud and misappropriation, making false statements to the CFTC, and failing to register with the CFTC in connection with operating a leveraged or margined off-exchange foreign currency (forex) scheme. Neither Beatty nor Peak Capital has ever been registered with the CFTC.

Specifically, the Order finds that during the CFTC’s investigation, Beatty made false and misleading written statements to the CFTC on three occasions. In each instance, in response to CFTC inquiries and requests for information, Beatty lied, claiming that neither he nor his company solicited customers for any managed forex accounts or forex related products.

The Order finds that, from January 2011 through April 2014, Beatty and Peak Capital solicited and obtained approximately $825,000 from at least 49 Japanese citizens to trade forex in individual managed accounts via e-mail and their internet website. Rather than directing customers to open individual customer accounts, Beatty opened a single trading account in the name of PCMG that suffered losses, while Beatty misappropriated customer funds for his personal use, and returned some funds to customers as purported profits in excess of principal in the manner of a Ponzi scheme, according to the Order.

Specifically, of the $825,000 that Beatty accepted from customers, he lost $71,000 trading, including commissions and fees, and of the remaining $754,000, he misappropriated $641,000, using most of the funds to make fabricated payments of profits to customers and to pay personal expenses, including car payments, retail purchases, and travel, the Order finds.

To lure customers, Beatty claimed to be an experienced and accomplished forex trading advisor earning returns as high as 43.9 percent. However, the Order finds that Beatty was not an accomplished forex trader and the trading results posted by him on his website were false.

In addition to ordering restitution and imposing a civil monetary penalty, the CFTC Order imposes permanent trading and registration bans on Beatty and Peak Capital and prohibits them from further violations of the Commodity Exchange Act and CFTC regulations, as charged.

The CFTC cautions victims that restitution orders may not result in the recovery of money lost because the wrongdoers may not have sufficient funds or assets. The CFTC will continue to fight vigorously for the protection of customers and to ensure the wrongdoers are held accountable.

Lun. 06 oct. 2014 - AMF - Manipulation de cours et bourse en ligne : la Commission des sanctions de l’AMF sanctionne un particulier et Bourse Direct

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L’Autorité des marchés financiers a un communiqué de presse dans lequel elle annonce que sa Commission des sanctions a sanctionné un particulier et Bourse Direct pour manipulation de cours entre autres.

Par décision du 1er octobre 2014, la Commission des sanctions de l’AMF a infligé à M. Jean-Marie Puccio et à la société Bourse Direct des sanctions pécuniaires s’élevant respectivement à 75 000 et 250 000 euros.

Il était reproché à M. Puccio d’avoir manqué à l’obligation de s’abstenir de procéder à des manipulations de cours, et d’avoir diffusé de fausses informations sur certains forums boursiers.

Bourse Direct était, quant à elle, poursuivie pour ne pas avoir disposé d’une fonction conformité ayant les ressources et l’expertise nécessaire à l’exercice de sa mission, et plus particulièrement pour ne pas avoir mis en place l’organisation et les procédures adéquates afin de détecter les opérations suspectes en matière de manipulation de cours.

Il résulte de la décision que M. Puccio qui, depuis le début des années 2000, investissait quasi quotidiennement en bourse, intervenait sur le marché de titres de petites capitalisations selon un mode opératoire récurrent, achetant et revendant les titres au cours de la même journée sans qu’une position soit conservée au-delà d’une journée de bourse.

Ce mode opératoire est décrit par la Commission de la manière suivante : Après avoir relevé un léger mouvement haussier momentané sur des valeurs volatiles (phase 0), M. Puccio achetait dans un premier temps (phase 1), des titres en saisissant des ordres d'achats agressifs immédiatement exécutés, qui permettaient, outre l’acquisition de titres, de conduire à un décalage de la fourchette « meilleure demande - meilleure offre » à la hausse, entretenant ainsi le mouvement de hausse initial. Dans un second temps (phase 2), il entrait dans le carnet, aux meilleures limites à l'achat, des ordres passifs d'achat de taille importante. Dans un troisième temps (phase 3), il saisissait des ordres de vente pour céder les titres acquis en phase 1, bénéficiant de la hausse du cours d'un ou plusieurs pas de cotation entretenue lors des phases 1 et 2. Ses ordres de ventes étaient exécutés grâce à la liquidité apportée à l'achat par d'autres investisseurs et il pouvait alors annuler les ordres d’achat passifs qu’il avait placés dans le carnet en phase 2.

La Commission, qui a notamment constaté que ces ordres d’achat passifs pouvaient représenter un montant supérieur ou égal à l’ensemble du patrimoine du mis en cause, en ce compris sa résidence principale, a considéré que ces ordres, par ailleurs systématiquement annulés à la suite des ventes en phase 3, n’étaient pas passés dans l’intention d’être exécutés et étaient susceptibles, par leur nombre et leur volume, de donner des indications fausses ou trompeuses sur la demande des instruments financiers en question. Ce mode opératoire peut d’ailleurs être comparé à une technique dite de « layering ».

La Commission a donc décidé que lors de 202 séquences concernant 30 valeurs différentes, M. Puccio, en utilisant la méthode précédemment décrite, avait procédé à une manipulation de cours au sens de l’article 631-1, 1° du règlement général de l’AMF.

En revanche, elle a estimé que si en donnant, sur des forums, des avis sur certaines valeurs sans informer les éventuels lecteurs des positions qu’il détenait sur celles-ci et donc du conflit d’intérêts dans lequel il se trouvait, M. Puccio avait diffusé de fausses informations au sens de l’article 632-1du règlement général de l’AMF, cela n’était pas, en soi, suffisant pour qualifier un deuxième manquement de manipulation de cours, sur le fondement de l’article 631 1, 2° du même règlement.

La Commission a également pris en considération la situation financière précaire de M. Puccio pour prononcer à son encontre une sanction pécuniaire de 75 000 euros.

S’agissant de la société Bourse Direct, la Commission a constaté le manque de moyens dévolus à l’analyse fiable et efficiente des alertes de manipulation de cours et également le défaut de formalisation et de traçabilité desdites analyses. En effet, en dépit de la multitude d’alertes paramétrées par la société, celle-ci n’était pas en mesure de les traiter efficacement, notamment en les croisant les unes avec les autres, ce qui lui aurait permis de détecter par exemple des annulations d’ordres suivies d’un renversement de position. La Commission a d’ailleurs souligné que malgré la demande, par son responsable du contrôle interne, d’un renforcement des moyens humains en 2009, et des moyens techniques d’analyse en 2010, ceux-ci n’avaient été obtenus, dans un cas comme dans l’autre, que près de deux ans et demi plus tard.

La Commission a donc considéré que Bourse Direct ne disposait pas d’une fonction conformité ayant les ressources et l’expertise nécessaire à l’exercice de sa mission, et plus particulièrement qu’elle n’avait pas mis en place l’organisation et les procédures adéquates afin de détecter les opérations suspectes en matière de manipulation de cours.

Prenant en considération le fait que malgré l’accroissement d’activité significatif qu’a connu de la société Bourse Direct en 2011, accompagné d’une nette augmentation de son résultat, la fonction de contrôle permanent n’avait « pourtant été renforcée qu’en fin d’année 2011 en moyens humains et en fin d’année 2012 en moyens informatiques », la Commission a décidé, ce qui est assez rare pour être souligné, d’aller au-delà des réquisitions du Collège de l’AMF et de prononcer une sanction pécuniaire de 250 000 euros à l’encontre de la mise en cause. 

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